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Histoire et Archives

Le canal de La Robine

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publié le 11 septembre 2008 (modifié le 25 février 2009)

Narbonne, établi sur un bras de l’Aude appelé la Robine de Narbonne depuis l’Antiquité, devait être le débouché méditerranéen du Canal Royal. Mais RIQUET, préférant la situation du Cap de Sète, détourna le tracé du Canal vers Béziers. La communauté de Narbonne, l’Archevèque à sa tête (il est aussi président des Etats du Languedoc), obtinrent du Roi en 1686 l’autorisation de réaliser un Canal qui établirait une liaison entre Narbonne et le Canal Royal. Des travaux furent engagés pour mettre en état de navigation cette Robine qui assurait l’alimentation en eau de la ville grâce au barrage de Moussoulens sur l’Aude.

Mais la réalisation de la seconde phase des travaux (établissement d’un Canal de Jonction entre la Robine et le Canal Royal) fut sans cesse ajournée à cause de conflits d’intérêts et du problème de l’alimentation en eau de la Jonction.

Ce fut finalement sous la présidence d’Arthur Richard Dillon, l’Archevêque de Narbonne, que la construction de la Jonction débuta en 1777 par la réalisation d’un nouveau réservoir d’eau dans la Montagne Noire : le Lampy. Entre 1777 et 1782, on exécuta les cinq kilomètres du Canal de Jonction et les ouvrages attenants, dont le remarquable épanchoir de Gailhousty. Treize écluses jalonnent le parcours, dessinées sur le modèle des écluses du Canal Royal, de l’embranchement du Canal de la Robine jusqu’au port de La Nouvelle.